Les messages de Paqui

Extrait de "Le Missel de Paqui" :


Paqui est une jeune femme qui décéda à l’âge de vingt et un ans à la suite d’une très grave sinusite frontale.
De 1925 à 1927, elle parvint à faire passer ses messages à M.Peyrard, voisin de Mme Lamarque, la mère de Paqui.

Le recueil de ces lettres fut publié sous le titre Le Missel de Paqui. A partir de janvier 1928, Mme Yvonne Godefroy entra à son tour, en communication avec la jeune fille et réunit en tout plus de six mille pages de messages. Mme Lamarque et Mme Godefroy firent un tri de ces lettres qu’elles publièrent dans un ouvrage, dont le titre est Entretiens célestes, dont est issu l’extrait suivant :

Lorsque vous faites un appel vers nos sphères bénies il est toujours entendu. Nous répondons, nous accrochons le courant, mais nos aides supérieurs peuvent être occupés, nous laisser sans réponses immédiates. Le courant, de ce fait, est moins intense. Je puis, moi aussi, répondre à d’autres devoirs.

Mais si le contact est moins direct, le message plus terne, n’en concluez pas qu’il soit uniquement du cerveau de l’écrivain ; des fluides moins puissants vous entourent : désirez que le prochain soit meilleur, plus fort, plus instructif. Vous serez écouté si vous le demandez avec ferveur. Rappelez-vous que rien ne s’obtient sans efforts. Le renoncement à soi-même, la méditation qui élève l’âme vers le divin et la détache un moment de tout ce qui l’alourdit, sont nécessaires. Ne vous inquiétez pas et persévérez. Et si votre esprit en déroute est aux prises avec les orages de la vie, ayez la volonté de le mettre à l’abri, de l’arracher à tout ce qui le tient enchaîné aux emprises mauvaises. Sachez faire le sacrifice qui coûte, demandez Là-Haut la force nécessaire pour accepter la souffrance : le fruit qui ressortira de ce renoncement vous sera un gage de félicité et vous aidera à retrouver le chemin de la lumière.

Les anges sont, par mission divine, au service des humains pour les aider à gravir le rude chemin de la vie. Mais la chaîne ne se lie que si les maillons se touchent, et pour que vos amis célestes puissent vous secourir il faut que vos âmes s’y prêtent, que vous ayez confiance en eux.

Rien ne nous sépare ; notre présence près de vous est réelle ; présence spirituelle, certes, mais plus efficace, plus fortifiante, puisque c’est par l’âme que nous vivons et que nous sommes une force. Il suffit d’un désir plein de tendresse, d’un appel, pour nous transporter aussitôt vers l’âme qui aime et qui souffre.

Hélas, quand vos prières ne sont pas exaucées selon vos désirs humains, vous doutez ! Vous croyez que vos anges sont indifférents ou impuissants à vous aider, et vous vous éloignez….
Je vous redis de rester confiants et de bien comprendre ceci : c’est toujours pour le bonheur spirituel de l’âme choisie qu’il était préférable que le destin s’achevât. Ne vous posez pas de questions inutiles et déprimantes – inutiles parce que vous ne pouvez les résoudre ; déprimantes, parce qu’elles vous enlèvent la Foi et affaiblissent votre courage si nécessaire pour continuer votre tâche.

Non, la mort ne sépare pas puisque le meilleur de nous-même, la pensée, l’âme, demeure, et ne meurt pas. L’amour est plus fort que la mort : rien ne peut séparer ceux qui s’aiment en Dieu, au-delà des liens terrestres. La mort sépare moins que l’indifférence. La mort, c’est encore de l’amour pour celui qui comprend, pour celui qui aime.

Non, rien ne sépare, mais il faut attendre. La souffrance forge le paradis de celui qui reste pour qu’il rejoigne vite celui que Dieu reprend le premier. Comprenez, espérez, vous qui avez souffert de l’affreuse séparation.

La mort n’est rien et réuni pour l’éternité les âmes qui s’aiment dans la Foi et la confiance en Dieu. Mais il faut prier, élever son âme vers les sphères où vivent les âmes allégées de leur prison de chair, ne pas les chercher là où elles ne sont plus, et attendre…

Pour communiquer avec nous vous croyez qu’il faut beaucoup de forces. C’est vrai, et nous les concentrons, nous nous unissons nombreux pour que nos pensées, qui sont vibrations, traversent les couches terrestres et vous pénètrent. Mais, je vous le dis, en vérité, il faut surtout beaucoup aimer. Par l’amour on obtient tout : l’impossible devient possible, et c’est ce que les hommes comprennent si mal ; ils ne cherchent pas à connaître cette source divine et à en tirer tous les bienfaits. Et, si vous êtes arrivés à cette détresse, à ce désastre au point de vue humain : la guerre, c’est que l’humanité n’a pas encore compris la force de lumière et de vérité qui est Dieu en vous, Amour et Vie.

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